Du Kentucky à la Guadeloupe, la magie du rhum

damoiseau XO

 

Il y a 2 ans j’ abandonnais ce blog à peine commencé. J’ai souvent souhaité le reprendre, un concours de circonstances me permet de retrouver la joie de vous faire partager à nouveau mes pérégrinations.

Allongé pendant plusieurs jours suite à un pépin de santé, je me suis attelé au rattrapage de mes lectures en retard.  Face à moi, les 7 tomes de « A la recherche du temps perdu » et le dernier numéro  de Whisky Magazine daté de décembre 2012. N’écoutant que mon courage je saisis Whisky Magazine. Proust peut bien attendre à nouveau  15 ans avant que j’envisage à nouveau de le lire. De plus Whisky Magazine est sous-titré : « le magazine des palais et des esprits fins » ce qui suffit à me déculpabiliser.

Je m’attelle à ma lecture et je m’arrête page 16 sur un entrefilet intitulé « Nouveauté Damoiseau XO ». L’article nous apprend que la distillerie Guadeloupéenne Damoiseau distribue enfin son « XO » en métropole (Après l’Italie, la Belgique, la Suisse, l’Allemagne et le Japon l’année dernière) Je bondis ! Enfin dans la mesure ou je ne peux pas vraiment bouger, et je me précipite, ou plutôt je me déplace péniblement comme je peux jusqu’à mon bar, d’où je sors ce qu’il reste d’une bouteille. Il s’agit bien de la même, Damoiseau XO, un rhum distillé en 2003 et vieilli 6 ans dans des fûts de chêne ayant précédemment servi à élever du bourbon du Kentucky.

C’est en Guadeloupe que j’ai acheté cette bouteille, directement à la distillerie, en avril 2011. La distillerie Damoiseau est installée au Moule,  sur  Grande-Terre, elle date de la fin du XIXe siècle et tire son nom de la famille propriétaire depuis 1942. La distillerie se visite et permet de découvrir tout le processus de fabrication du rhum, et de pénétrer dans le chais ou  300 fûts ex-bourbon américain repose remplis d’un rhum qui au fil du temps va acquérir sa robe et construire la complexité de ces arômes. L’odeur qui imprègne ce lieu est  absolument envoûtante !

Du Kentucky à la Guadeloupe, la magie du rhum dans Déguster damoiseau-300x121

Le Damoiseau XO  est un rhum vieux d’une belle couleur ambré  avec de beaux reflets lumineux. A la dégustation c’est une gourmandise pleine de chocolat, de caramel, d’épices, un régal qui en fait un dessert à lui tout seul. Il est riche et généreux plutôt que fin,  un bel alcool, rappel de l’immense potentiel du rhum. Je me délecte depuis bientôt 2 ans de ce Damoiseau XO et je découvre que nous n’étions pas nombreux en France à avoir ce privilège. Alors à présent qu’il est disponible en métropole, foncez chez votre caviste !

Au Bon Climat – Chardonnay de Californie

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Santa Barbara s’ouvre sur une baie idyllique ou cohabitent pêcheurs, pélicans, plaisanciers et otaries. Mais le comté de Santa Barbara est aussi un producteur de vin de premier ordre. Nous sommes au sud de la Californie viticole, c’est ici que les courants froids du Pacifique, qui descendent du nord en longeant la côte, s’éloignent vers le large et cessent de rafraichir le climat. Ces courants jouent un rôle prépondérant en envoyant vents et brumes rafraichir le vignoble.

« Au Bon Climat » est une des propriétés phares de la région. J’ai acheté cette bouteille de Chardonnay à Los Angeles en juin 2010, et je l’ai dégusté un soir d’août dans le jardin de Caroline et Alexandre.
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Il ne faisait plus assez clair pour bien voir sa robe, mais la bouche était bien pleine, avec beaucoup de gras et de beurre. Le vin manquait d’acidité mais avait beaucoup de volume. On est très loin des chardonnay de Bourgogne, mais le plaisir n’est pas absent. Un verre qui vous transporte au bord du Pacifique l’espace d’un instant, vous fait longer l’océan et vous emmène à Los Angles via la Pacific Coast Highway.

Le renouveau du vin marocain

eclipserouge.jpgEclipse – 2007 – Les Deux Domaines – Guerrouane
Oubliez le Guerrouane des restaurant à couscous, celui qui donne des maux de têtes à tous les coups. Sous l’impulsion de vignerons et oenologues français, et avec l’assentiment du Roi, le Maroc découvre son potentiel oenologique.

Quelques propriétés développent une production de tout premier plan. L’essentiel est situé autour de Mekhnès, probablement la meilleur région pour produire des vins de qualités. Cependant ce n’est pas la seule, et des terroirs plus océanique, tel le « Val d’Argan »près d’Essaouira, mènent des aventures passionnantes.

Le réseau de distribution se développe également, comme cet « atelier du vin », caviste qui a ouvert à Casablanca et à Marrakech. C’est dans la boutique de Marrakech que j’ai acheté cette « Eclipse », dégusté en France quelques semaines plus tard.
Il s’agit d’un assemblage Grenache-Syrah élevé en fût. « Eclipse » est un vin moderne, loin des clichés sur le vin marocain. Un beau boisé vient enrober ce vin qui nous offre une belle bouche épicée malgré une finale un peu courte.

Une jolie découverte qui donne envie d’aller plus loin avec ces nouveaux vins marocains.

La Revue du Vin de France fait salon à Bruxelles

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Mes pérégrinations bachiques m’ont mené à Bruxelles.  La Revue du Vin de France y organisait la première édition belge du salon qui se tient en mai à Paris depuis plusieurs années.  Ce salon ambitionne de présenter un panel de ce qui se fait de mieux dans le vignoble français.  Les 6 et 7 novembre 2010 quelques-uns des meilleurs représentants des principales appellations françaises se sont retrouvés à Autoworld, le musée de l’automobile de Bruxelles, au parc du Cinquantenaire, pour nous permettre de déguster le meilleur de leur production. C’est donc sous la verrière métallique de ce prestigieux bâtiment de la fin du XIXe siècle, entouré de voitures de collection, que j’ai dégusté quelques très beaux vins. 

Mes coups de cœur : 

Blanc : 

Clos de la Bretonnière – Vouvray 2006 : élevage encore très présent, beaucoup de gras, acidité légère.J’ai beaucoup aimé.  

 Château Malartic-Lagravière – Pessac Léognan  Blanc 2007 : superbe nez explosif, très ouvert, netteté impressionnante, tellement que la bouche, encore un peu fermée, semble en retrait. Un très bon vin. 

Rouge : 

Château Grand Corbin Despagne – Saint Emillion Grand Cru : Dégustation avec François Despagne le très sympathique propriétaire, des millésimes 2007, 2005 et 2000. Des vins qui ne sont pas construit pour impressionner les dégustateurs, ici pas d’ostentation ni de boisé racoleur.  Les vins sont tout en équilibre, ce sont des vins fait pour vieillir patiemment en cave et être servis lors d’excellent déjeuner dominical. 

Diamandes Gran Reserva – valle de Uco Argentine – 2007 :2007 est le premier millésime de ce vin de la toute nouvelle Bodega de la famille Bonnie (Château Malartic-Lagravière à Pessac-Léognan) Le vin est un assemblage 65% malbec, 30% cabernet sauvignon, et Merlot, syrah, petit verdot. Un très bon vin du nouveau monde avec un style très bordelais. C’est plein, riche, mais le fruit et la fraicheur sont préservés.  

Liquoreux: 

Cyprès de Climens – Sauternes Barsac 2007 : Vin de plaisir, facile d’accès, vin de copain à partager à l’apéritif. Le type de vin qui dépoussière l’image du Sauternes. 

Château Guiraud – Sauternes  2002 : bouteille juste ouverte, le vin s’ouvre très vite et offre un nez plein d’arôme et de vie. En bouche c’est long et doux, les papilles sont éveillées par la succession de parfums qui les chatouillent. Plaisir complet ! Le dernier verre de cette dégustation qui me restera longtemps dans la bouche. 




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